La réforme issue de l’article 102 du PLFSS 2026 marque un tournant dans le fonctionnement du cumul emploi-retraite.
Si son entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2027, elle impose dès à présent une réflexion approfondie pour de nombreux dirigeants.
Car en matière de retraite, le temps est souvent le premier levier d’optimisation.
Une réforme sans effet rétroactif… mais avec un impact immédiat
Premier point fondamental :
Les nouvelles règles du cumul emploi-retraite ne s’appliqueront qu’aux personnes qui feront valoir leurs droits à compter du 1er janvier 2027.
Autrement dit, les départs en retraite intervenant avant cette date continueront de relever du cadre actuel, plus souple et plus favorable dans de nombreuses situations.
Cette distinction ouvre une période charnière sur 2026, durant laquelle les décisions prises peuvent avoir un impact durable sur le niveau de revenus futurs.
Ce qui change à partir de 2027
La réforme introduit un dispositif beaucoup plus contraint :
- avant 64 ans, la pension pourra être totalement neutralisée en cas de poursuite d’activité,
- entre 64 et 67 ans, le cumul deviendra partiel, avec un mécanisme d’écrêtement,
- le cumul pleinement libre ne sera possible qu’à partir de 67 ans.
Pour les dirigeants qui envisagent de continuer à exercer une activité – qu’il s’agisse de diriger leur entreprise, d’accompagner une transmission ou de gérer une holding – ces nouvelles règles modifient profondément les équilibres.
Dirigeants : un sujet stratégique, pas uniquement retraite
Le cumul emploi-retraite ne relève pas uniquement d’une question de pension.
Il touche à des choix plus larges :
- rythme de sortie de l’activité,
- maintien d’un rôle opérationnel ou stratégique,
- organisation de la rémunération,
- sécurisation des revenus sur une phase de transition.
Les dirigeants nés avant 1966 sont particulièrement concernés, car ils disposent encore d’une capacité de choix avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles.
Faut-il toujours attendre le taux plein ?
L’un des réflexes les plus courants consiste à repousser la liquidation de la retraite jusqu’à l’obtention du taux plein. Pourtant, dans le nouveau contexte réglementaire, cette approche mérite d’être nuancée.
Dans certaines configurations, liquider avant 2027, même avec une pension minorée, peut permettre :
- de bénéficier d’un cadre de cumul plus favorable,
- de maintenir une activité dans de meilleures conditions,
- et d’optimiser le revenu global sur plusieurs années.
La question n’est donc pas seulement « combien de pension ? », mais bien quel équilibre global entre retraite, activité et projets personnels.
Anticiper pour conserver des marges de manoeuvre
Cette phase d’anticipation permet d’activer plusieurs leviers :
-
Ajuster le calendrier de liquidation
-
Étudier l’opportunité d’un rachat de trimestres
-
Structurer la poursuite d’activité
-
Coordonner les dispositifs retraite et patrimoniaux existants
Ces arbitrages demandent du temps, de la projection et une approche transversale.
L’accompagnement COGEP LIFE
Chez COGEP LIFE, nous accompagnons les dirigeants dans ces réflexions, en lien étroit avec les expertises du groupe COGEP.
Notre objectif : permettre des décisions éclairées, alignées avec les projets professionnels, patrimoniaux et personnels de chacun.
En matière de retraite, subir les règles coûte souvent plus cher que les anticiper.
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